À retenir
- Hô Chi Minh-Ville veut faire basculer son agriculture vers un modèle urbain de haute technologie.
- Les serres, l’hydroponie et l’automatisation deviennent des outils centraux de production.
- Le commerce électronique et la donnée prennent une place plus grande dans la vente agricole.
- La stratégie locale s’appuie sur la résolution 2025-2030 et sur la montée en gamme des filières.
Résumé généré par IA
Hô Chi Minh-Ville accélère sa transition vers une agriculture de haute technologie, avec un objectif clair, faire évoluer un secteur encore marqué par des pratiques traditionnelles vers des modèles urbains plus automatisés, plus rentables et plus durables. La mégapole du Sud mise sur les serres, l’hydroponie, les biotechnologies et la transformation numérique pour renforcer la valeur de sa production agricole.
Hô Chi Minh-Ville réorganise son agriculture urbaine
La stratégie engagée à Hô Chi Minh-Ville s’inscrit dans un contexte de forte urbanisation. La ville cherche à adapter son agriculture à la pression foncière, à la réduction progressive des surfaces disponibles et à la demande croissante pour des produits mieux standardisés. Le mot d’ordre est de passer d’une logique de volume à une logique de valeur ajoutée.
Selon Nguyn Thành Trung, président de l’Union des agriculteurs de Hô Chi Minh-Ville, les agriculteurs représentent environ 20 % de la population de la mégapole. Cette base humaine reste importante, mais elle doit désormais composer avec des méthodes de production plus techniques. Les exploitations s’orientent vers des systèmes où les capteurs, l’automatisation et les plateformes numériques jouent un rôle croissant dans la gestion quotidienne.
Le texte de référence évoque une restructuration qui dépasse la seule production agricole. La ville veut former des agriculteurs plus qualifiés, capables d’utiliser des outils de pilotage modernes, de vendre en ligne et de mieux intégrer les chaînes de distribution. Dans cette logique, l’agriculture devient un secteur connecté au commerce électronique, au contrôle des données et à la traçabilité des produits.
Cette mutation répond aussi à une réalité économique. Dans une métropole où le développement immobilier et industriel concurrence les terres cultivables, les autorités locales privilégient des activités agricoles à rendement élevé sur de petites surfaces. Les cultures sous serre et les systèmes hors-sol offrent un levier concret pour maintenir une activité agricole dans les zones périphériques.
La résolution du Congrès du Parti de Hô Chi Minh-Ville pour le mandat 2025-2030 fixe cette orientation: une agriculture urbaine moderne, écologique et de haute technologie. Le document place la modernisation agricole au même niveau que la transformation numérique et la préservation de l’environnement, deux priorités désormais liées dans la stratégie locale.

Serres, hydroponie et commerce électronique changent la chaîne de valeur
Le cœur de la transformation repose sur des outils précis. Les cultures sous serres protègent les récoltes des aléas climatiques et améliorent la maîtrise des rendements. L’hydroponie, de son côté, permet de cultiver sans sol, avec un apport contrôlé en eau et en nutriments. Ces méthodes réduisent certaines pertes et facilitent une production plus régulière, adaptée aux marchés urbains.
La ville ne se limite pas à la technique agricole. Elle cherche aussi à intégrer la production dans une chaîne de valeur plus large, où la logistique, la distribution et la vente numérique comptent autant que la récolte. Le recours au commerce électronique permet aux exploitants de toucher directement les consommateurs, de contourner certains intermédiaires et de mieux valoriser les produits frais.
La modernisation passe également par l’automatisation et la gouvernance intelligente. Dans les exploitations les plus avancées, les données servent à surveiller l’humidité, la température, la croissance des plants et la consommation d’eau. Ce pilotage plus fin favorise des économies de ressources, un point central dans une ville qui doit concilier production et contraintes environnementales.
Les autorités locales insistent sur un modèle agricole multidimensionnel, qui combine croissance économique, numérique et durabilité. Cette approche vise à faire de l’agriculture périurbaine un secteur d’innovation, et non plus un simple reliquat des activités rurales. Elle donne aussi à la ville un rôle de laboratoire pour d’autres provinces vietnamiennes confrontées aux mêmes tensions d’urbanisation.
Après la fusion avec les provinces de Bnh Dng et Bà Ra-Vng Tàu, la mégapole du Sud élargit encore son espace de projection économique. Cette recomposition territoriale pousse les responsables locaux à renforcer la montée en gamme de la chaîne agricole, avec des produits plus compétitifs, mieux structurés et plus adaptés à des circuits de distribution modernes.

