À retenir
- Séoul a présenté 20 startups pour sa première présence à VivaTech.
- Plus de 300 rendez-vous d’affaires ont été organisés pendant le salon.
- Six MOUs ont été signés avec des partenaires potentiels.
- La Corée du Sud a été nommée Country of the Year par VivaTech.
Résumé généré par IA
Pour la première fois, Séoul a présenté un pavillon à VivaTech 2026 avec 20 startups sélectionnées par la Seoul Business Agency. L’initiative a conduit à plus de 300 rendez-vous d’affaires et à la signature de six memorandums of understanding, selon les organisateurs. L’événement, organisé à Paris du 17 au 20 juin, a servi de vitrine à des jeunes pousses actives dans l’intelligence artificielle, la robotique et d’autres technologies avancées.
Séoul mise sur VivaTech pour entrer sur le marché européen
La présence de Séoul à VivaTech marque une étape importante pour l’écosystème d’innovation de la capitale sud-coréenne. Jusqu’ici, la ville n’avait pas déployé de pavillon propre sur ce salon, l’un des plus visibles en Europe pour les startups et les investisseurs. Cette première participation a été organisée par la Seoul Business Agency, avec l’appui du Seoul AI Hub, dans un espace de 205,5 m situé dans le hall 7.2, booth 2H31.
Les entreprises retenues évoluent dans des domaines très ciblés, avec un accent sur l’IA, la robotique et les solutions destinées aux industriels. L’objectif était clair, montrer la capacité des startups séoulites à travailler avec des partenaires européens, qu’il s’agisse d’investisseurs, de grands groupes ou d’institutions. Cette approche répond à une logique de développement international déjà très structurée à Séoul, où les pouvoirs publics soutiennent fortement les filières technologiques.
Le choix de Paris n’a rien d’anodin. VivaTech rassemble plus de 180 000 participants, 14 000 startups et 3 600 investisseurs, ce qui en fait un point de rencontre central pour nouer des contacts commerciaux. Dans ce contexte, la présence d’un pavillon dédié donne aux jeunes entreprises coréennes une visibilité difficile à obtenir autrement sur le continent.
La participation s’inscrit aussi dans un moment diplomatique particulier. La Corée du Sud a été désignée Country of the Year par VivaTech, ce qui renforce sa place sur la scène technologique internationale. Pour Séoul, cette reconnaissance offre un cadre favorable pour défendre une image de place forte de l’innovation, avec des ambitions concrètes sur les marchés européens.

Plus de 300 rendez-vous et six MOUs pour les startups coréennes
Les résultats annoncés par la Seoul Business Agency sont mesurables. Pendant les quatre jours du salon, les startups ont participé à plus de 300 rencontres ciblées, hors simples visites de stands. Ces échanges ont porté sur des discussions d’investissement, des Proofs of Concept et des alliances techniques, ce qui montre que la démarche dépassait la simple exposition commerciale.
Six MOUs ont été signés à l’issue de ces échanges. Ce type d’accord ne garantit pas un contrat commercial immédiat, mais il ouvre souvent la voie à des tests, à des échanges techniques ou à des négociations plus poussées. Pour des jeunes entreprises encore en phase de développement international, ce niveau de contact constitue un indicateur tangible d’intérêt du marché européen.
Le message porté par Hyunwoo Kim, directeur général de la Seoul Business Agency, est également révélateur. Il a souligné que cette première présence à VivaTech avait produit des “résultats significatifs” pour le lancement de l’expansion mondiale des entreprises participantes. Les équipes sur place ont misé sur une organisation centrée sur l’expérience visiteur et sur le networking avec des investisseurs et médias européens, une stratégie de visibilité très ciblée.
Cette démarche s’inscrit dans un environnement concurrentiel où les salons servent de plus en plus de sas d’entrée vers de nouveaux marchés. Pour les startups coréennes, l’enjeu ne se limite pas à être vues. Il s’agit aussi de repérer les bons partenaires, d’adapter leurs produits aux attentes européennes et de transformer des contacts en projets pilotes. Les six accords annoncés donnent un premier signal, mais la suite dépendra de la capacité des entreprises à concrétiser ces échanges.
La participation d’institutions comme la FKCCI, qui a également mis en avant l’innovation coréenne à VivaTech 2026, montre que la Corée du Sud avance de manière coordonnée. Entre diplomatie économique, salons internationaux et soutien public aux startups, Séoul cherche à installer ses entreprises dans les circuits d’innovation européens avec une méthode déjà bien rodée.

